Réglementation, cryptomonnaie : mises en garde des autorités de régulation

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A l’heure où les « crypto-monnaies » se développent à grand pas, les autorités de tutelles tirent la sonnette d’alarme.

Les débitants de tabac, dans leur nécessaire diversification d’activité, sont amenés de plus en plus à distribuer de la crypto-monnaie. Si les risques sont pour les distributeurs restreints, les autorités de tutelle [Tracfin] attirent cependant l’attention du public sur les risques liés à ces crypto-monnaies.

Risques élevés en termes de blanchiment de capitaux

Les plates-formes proposant des services d'échange de crypto-actifs contre d'autres crypto actifs (services de change dits « crypto to crypto ») jouent actuellement un rôle prépondérant dans les circuits de blanchiment.

Des risques d’escroquerie et d’extorsion de rançons en forte hausse

Les crypto-actifs constituent un champ particulièrement propice à la commission de nombreuses escroqueries : manipulations de cours (dont les risques s'accroissent avec la concentration des activités de minage), cyberattaques sur les plates-formes de change ou sur les ordinateurs des utilisateurs (logiciel de rançons payables en crypto-actifs), faux sites d'investissement (spams) ou levées de fonds pour des projets fictifs.

Des levées de fonds en crypto-actifs pas illégales, mais risquées

Les fonds levés par le biais d'Initial Coin Offering (ICO) ont atteint des volumes significatifs depuis 2017. Plus de 2 000 ICO ont été réalisés dans le monde en 2017, contre une soixantaine en 2016. Certains ICO ont été portés par des équipes françaises (plus précisément, conduites par une équipe majoritairement française, francophone, depuis le territoire français).

Avec 50% des parts de marché dédiées, Ethereum est la principale blockchain utilisée pour mener des ICO, en raison de sa performance pour la gestion automatisée des échanges entre investisseurs et porteurs de projets (« smart contracta »). Comme tout projet entrepreneurial développé ex nihilo, de nombreux projets blockchain ayant levé des fonds par ICO se sont révélés non viables économiquement.

Le développement rapide des ICO à l'échelle internationale a également créé un appel d'air pour les escrocs proposant des projets fictifs. Comme le signalent des investisseurs avertis sur des forums spécialisés, de nombreux ICO se sont révélés être des escroqueries (...).

NB : les buralistes ne prennent aucun risque juridique en vendant des produits prépayés, qui permettent ensuite à leurs clients d’acheter sur Internet des cryptomonnaies. Les pouvoirs publics cherchent surtout à alerter les consommateurs des dangers liés à ce type d’actifs.

Source : revue des tabacs.