Pas d’impôts commerciaux pour les associations, un régime dérogatoire sous conditions
Les associations bénéficient en France d’un régime fiscal de faveur — exonération d’impôt sur les sociétés, de TVA et de contribution économique territoriale — dès lors qu’elles poursuivent un but non lucratif et exercent une activité désintéressée au service de l’intérêt général. Ce statut privilégié n’a toutefois de justification que si l’association n’entre pas en concurrence avec des entreprises commerciales classiques opérant sur le même marché.
C’est précisément cette articulation qui explique la vigilance constante de l’administration fiscale :
dès lors qu’une association exerce, même partiellement, une activité comparable à celle d’un opérateur du secteur marchand, le maintien intégral des exonérations devient contestable.