Une rupture anticipée jugée fautive, mais une sanction modérée
Le franchisé est jugé fautif d’avoir résilié son contrat sans motif valable. Le franchiseur réclamait toutefois 125 640 €, correspondant au cumul des redevances dues jusqu’au terme du contrat en 2026. La cour refuse ce calcul : la rupture, intervenue avant toute ouverture de centre, n’a pas désorganisé le réseau ni rompu son maillage territorial elle a simplement retardé la recherche d’un nouveau franchisé sur la zone concernée.
Élément retenu en faveur du franchisé : le franchiseur avait lui-même rapidement décelé la fragilité de son projet. Au final, le franchisé est condamné à verser 12 000 €, soit l’équivalent d’un peu plus de six mois de redevances une réduction massive par rapport à la demande initiale.
Sur le droit d’entrée, la cour refuse également tout remboursement : dès lors que le franchiseur a transmis son savoir-faire et préservé la zone d’exclusivité jusqu’à la rupture, la contrepartie du droit d’entrée est réputée acquise et ce, même en présence d’une éventuelle faute du franchiseur sur d’autres points. Nous sommes ici sur une jurisprudence constante.