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Précision jurisprudentielle, sur la déductibilité fiscale des aides intragroupe 

Provisions sur créances intragroupe : l’intention de recouvrer fait toute la différence.

L’aide consentie à une autre entreprise, qui ne présente pas un caractère commercial, mais en principe pas déductible du résultat fiscal de la société qui les aide à caractère financier sauf dans le partage d’hypothèses déductibles.

En l’espèce, une société a accordé des avances à une filiale sans intention d’en poursuivre le recouvrement et avait constituer des provisions destinées à couvrir le risque de perte correspondant.

L’administration avait remis en cause leur déduction.

Le Conseil d’État tranche et considère qu’une avance compliquée à une filiale, donc volontiers de recouvrement, constitue une aide financière. La provision constituée pour couvrir la perte correspondante, puis le même régime, se trouve exclue de la déduction et du bénéfice imposable.

La haute juridiction s’appuie notamment sur un plan de recouvrement au moment de l’octroi de l’avance :

  • les provisions constituées dans une réelle perspective de remboursement, justifiée par les difficultés financières avérées du débiteur, reste apprécié selon les seuls critères généraux de déduction et des provisions ;
  • les conditions dans lesquelles les avances sont consenties et les perspectives de la filiale demeurent donc des éléments déterminants à documenter avec soin.

En conclusion et avec pragmatisme tant l’administration fiscale que le Conseil d’État mesure la déductibilité ou non déductibilité fiscale d’une provision intragroupe à l’autre, des efforts réels de recouvrement.

Sources :

  • CE 30 mars 2026, ,499612
  • Ordre des experts-comptables

10Juil2026

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