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équipes de cuisiniers dans la cuisine d'un restaurant

Travail de nuit dans les CHR : quelle est la durée maximale d’une nuit de travail ?

CHR : focus sur le travail de nuit

Le Code du travail limite le travail de nuit à 8 heures par jour, mais la convention collective des CHR permet de dépasser cette durée, à condition d’accorder un repos équivalent.

La règle légale : 8 heures maximum

L’article L.3122-6 du Code du travail prévoit :

« La durée quotidienne du travail accompli par un travailleur de nuit ne peut excéder huit heures, sauf dans les cas prévus à l’article L.3122-17. »

Ce dernier article ouvre la possibilité d’y déroger

« Il peut être dérogé à ces dispositions par convention ou accord collectif de branche étendu ou par convention ou accord d’entreprise ou d’établissement, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État. »

Une dérogation prévue par la branche

Si la loi limite le travail de nuit, elle autorise donc à déroger à la durée quotidienne maximale de 8 heures, notamment par accord de branche étendu. C’est le cas dans les CHR avec l’avenant n° 2 du 5 février 2007.

La contrepartie : un repos équivalent

En contrepartie de cette dérogation, l’article 12.3 de l’avenant n° 2 dispose :

« Si la durée journalière dépasse 8 heures par jour, le salarié doit bénéficier d’une période de repos d’une durée au moins équivalente au nombre d’heures effectuées en application de la dérogation. Ce repos peut être cumulé et pris dans les plus brefs délais. »

Un salarié qui travaille plus de huit heures de nuit doit donc bénéficier d’un repos au moins égal au nombre d’heures effectuées au-delà de 8 heures.

Selon la circulaire DRT n° 2002-09 du 5 mai 2002 relative au travail de nuit

  • ce temps de repos n’est pas obligatoirement payé ;
  • il doit être accordé le plus près possible de la période travaillée, afin que le repos soit effectif.

Ces repos, ou à titre exceptionnel des contreparties différentes, visent à éviter une fatigue excessive qui pourrait conduire le salarié à se blesser ou à blesser un tiers. Ils doivent aussi préserver sa santé, à court comme à long terme, face à la fatigue et aux rythmes de travail irréguliers.

Exemples concrets

Une nuit de 10 heures. Le salarié doit bénéficier de 2 heures de repos supplémentaires, en plus du repos quotidien de 11 heures. S’il travaille de 20 h à 6 h, il effectue 10 heures de travail de nuit et dispose de 14 heures avant sa reprise, ce qui couvre les 13 heures requises.

Trois nuits de 12 heures. La circulaire n’impose pas que le repos soit donné chaque jour. Le salarié a droit à 12 heures de repos supplémentaires (3 × 4 heures), qui peuvent être regroupées avec le repos hebdomadaire.

Ne pas oublier la durée hebdomadaire

La répartition du temps de travail et des pauses ne dispense pas de respecter la durée hebdomadaire maximale, calculée sur une période quelconque de 12 semaines consécutives et fixée à 44 heures en moyenne.

Source : Revue hôtellerie 30 09 2026

22Oct2026

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