Dans l’affaire qu’a eu à juger la Cour Administrative d’Appel de VERSAILLES, un associé majoritaire avait acheté sa résidence principale via une SCI. Des travaux avaient été réalisés et représentaient 30% de la valeur du bien immobilier. Un bail était conclu entre ledit associé et la SCI et celle-ci n’avait acquis aucun autre bien.
Les travaux réalisés ont généré un déficit foncier.
S’agissant du montage évoqué, l’administration a considéré que ce montage permettait à l’associé d’éluder l’impôt sur le revenu puisque le déficit foncier lui revenant a pu être imputé sur les revenus fonciers qu’il tirait d’autres SCI.
Il s’agit donc d’un montage artificiel dont la finalité était fiscale => ce montage est constitutif d’abus de droit pour l’administration fiscale par fraude à la loi.
Autrement dit, lorsqu’un associé se réserve la jouissance d’un bien détenu dans la SCI, les revenus de ce logement ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu. A contrario, les charges y afférent ne sont pas déductibles.
Sans ledit montage, l’associé n’aurait pas déduit les travaux de son impôt sur le revenu.
Source : CAA VERSAILLES 16 octobre 2025 n°23VE01726